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  • : Les P'tites Mains Dans les Grandes - Pour soutenir et embellir le lien enfant-parent.
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  • : Les P'tites Mains Dans les Grandes est une asssociation de familles dont l'objectif est de soutenir et d'embellir le lien enfant-parent. Nous mettons en place des ateliers d'activités, d'échanges et de partage...toujours dans la joie et le plaisir de se rencontrer !
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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 09:41

En participant dernièrement à un forum de discussion sur la pédagogie Montessori, un sujet très intéressant était abordé par l'une des mamans : le positionnement du plan de travail de l'enfant. Pour ce cas, il s'agissait de peinture et de discuter sur l'inclinaison du plan ou l'utilisation d'un chevalet...

 

Sujet très utile et vraiment considérable dans l'activité de l'enfant.

Car au-delà du plan, il s'agit bien de comment se placer, se positionner pour être à son maximum d'attention, de disponibilité, d'aisance gestuelle...etc.

 

Le sujet est vaste!

A chaque activité, il est nécessaire de réfléchir, pour son enfant comme pour soi, comment nous nous situons par rapport à l'activité, à son environnement, mais également par rapport à ses ressentis, sa disponibilité "mentale".

 

Pour beaucoup d'entre nous, nous connaissons la mise en situation "écolière", du fameux bureau et sa chaise acollée!

Alors que la maternelle laisse encore le mouvement plus ou moins libre pour nos petites graines avides d'apprentissage, la primaire, puis surtout le secondaire et toute la suite, fixe pour de bon un travail posé à plat sur une table...

Dans des écoles dites alternatives, telles que celles de l'enseignement Freinet, Montessori, l'instruction et les accompagnateurs de cette instruction laissent au mouvement de l'enfant toute sa valeur et réfléchissent quant à son utilisation dans l'activité.

 

En ergothérapie, nous étudions aussi bien les apports et les spécificités d'une activité que ceux d'un environnement matériel/humain/géographique, ceux de l'état d'esprit ponctuel de la personne suivie... Cela nous amène petit à petit à mettre en place les conditions maximales pour arriver à l'objectif visé.

 

Tout est bien à prendre en compte.

 

Car si l'activité requiert une posture, si un état d'être demande une installation précise, les positionnements que prend un individu en disent parfois long sur l'investissement de la personne!

 

Alors pour en revenir à nos chères petites têtes blondes, il est ainsi bien utile de faire un petit tour rapide sur l'installation et le contexte d'évolution de l'activité qu'il a choisi ou qui lui est proposée.

 

Comme la moindre petite donnée peut changer en fonction de l'activité, en fonction de l'humeur, des aptitudes, de l'âge...etc, essayons de faire le tour ce qui doit être observé et adapté (la liste est non exhaustive et je me laisse la possibilité dela continuer ou de la modifier par la suite) :

 

  • la nature même de l'activité : si c'est un jeu avec un plateau, cela va demander un plan horizontal, tel une table, le sol, si c'est une activité de motricité fine ou de précision, une bonne installation (souvent assise) doit permettre la concentration et l'économie d'énergie (les gestes qui ne sont pas sollicités par l'activité doit être au repos)...etc.

 

  • la position optimale de l'enfant face à l'activité: en fonction de ses aptitudes, de son âge, de son aisance gestuelle, il sera intéressant d'observer la posture dans laquelle l'enfant est le plus à l'aise, le plus "glorieux". Il a besoin de se coller à sa feuille pour suivre son tracé? Au lieu de se retrouver les fesses en l'air et le nez aplati sur sa feuille par terre au risque de d'entamer la motricité de sa main, pourquoi ne pas revenir le temps de l'activité, assis à une table, le coude bien posé qui donnera au geste toute son assurance, tout en lui permettant de vivre de "l'intérieur" son tracé si magique! Il s'agit bien là d'un exemple, qui changera autant de fois que d'enfants le feront...

 

  • Les aptitudes de l'enfant: je pense surtout à notre premier, avec qui nous testons, tâtons... Cela ne se passe bien? Est-ce que l'activité lui correspond vraiment?.... A mon avis, à moins d'un malaise plus profond, ou d'une volonté particulière de l'enfant qui s'étudiera dans un autre registre, l'enfant va vers ce qu'il sent qu'il peut apprendre, découvrir. Il vit un échec? Il laissera peut-être un temps de côté pour mieux assimiler et revenir plus tard. Rien n'est alarmant à partir du moment où le parent observe, écoute et respecte le cheminement de son enfant. Il lâche prise? Abandonne "facilement"? Est-ce qu'il a véritablement choisi cette activité ou a-t-elle été choisie à sa place? Dans un tel cas, il se peut qu'il ne soit pas encore dans les apprentissages ou dans l'intérêt qu'apporte cette activité. Rien ne sert de forcer, cela viendra en son temps! Et face à cette question "d'apprendre l'effort" je répondrai facilement qu'il existe plus d'une activité demandant concentration, perspicacité, agilité, finesse, robustesse ...etc, tout ce qui existe pour entraîner à l'effort et qui peuvent être choisies et réussies volontairement par l'enfant dès lors qu'il aura compris qu'il faut passer par ces étapes pour accéder à l'objet ou le résultat final tant convoité! Si on a su leur faire confiance dès le début, et si on a su nourrir petit à petit leur curiosité, il n'y a aucune raison que cela ne marche pas! ;)

 

  •  la disponibilité psychique ou mentale: bien souvent, surtout pour nos plus petits, toute leur attention va être demandée dans ce qu'ils sont en train de découvrir, d'expérimenter. Il s'agit donc de créer une atmosphère propice à l'activité présentée. Voir si le silence est préférable, si l'isolement est nécessaire, si même une pièce vidée de ce qu'elle a d'attractif comme d'autres jouets, de la nourriture, une porte ouverte sur les jeux du jardin... Je ne décris pas là une salle sinistre, vide et cloîtrée!!! Loin de là! L'idée est plutôt de donner des images afin de sensibiliser l'observation des parents quant à l'environnement de l'enfant. Nous sommes parfois loin de penser à tout ce qui peut interférer la concentration d'un enfant. A présent, pour ma part il me semble que si l'enfant est vraiment attiré et curieux d'expérimenter ce qu'il a en face de lui, il saura porter l'attention nécessaire sur l'objectif visé...peu importe si la Terre tourne encore autour de lui!! :) J'aimerais plutôt proposer de se servir de cette observation de la distractibilité de l'enfant comme un "baromètre de l'intérêt" porté par l'enfant sur ce qu'il fait... à méditer! :)

 

  • la disponibilité "énergétique":  il arrive bien souvent si je ne reste pas attentive à l'état de mon fils, que nous nous retrouvions en situations d'échec face à une activité qu'il désire, qu'il est en capacité de réussir mais qui s'avère, là à l'instant "t" curieusement bien difficile et semeuse de troubles entre nous! Mmmm pourtant, c'est ce qu'il veut, dans une bonne posture, sans souci parallèle, dans ses aptitudes... Ah oui...mais "peut-être es-tu fatigué mon chéri?...." La réponse, un quart d'heure plus tard à l'écoute des ronflements dans le petit lit! Et oui, que pourrions nous faire face à la fatigue? Si ce n'est éviter d'en arriver au désaccord et dispute bien inutiles en observant l'énergie actuelle de notre enfant! Du même style, il arrive parfois qu'un conflit antérieur non résolu entame profondément la réalisation d'une activité adaptée. A y penser sérieusement... :)

 

  • notre accompagnement en tant que parent, proche...: Et oui! Que croyez-vous? Qu'il ne verra pas votre manque d'intérêt, de disponibilité? Votre petit enthousiasme, votre colère, votre envie d'aller voir ailleurs, de dormir?.... ;) Nos enfants sont de vrais buvards, et votre état peut tout à fait être une barrière quant à la réalisation d'une activité, d'autant plus s'il est en tête à tête avec vous. Au delà du fait que certains enfants réalisent au travers des yeux de leurs parents en y cherchant maladroitement et sans raison à nos yeux, reconnaissance ou réussite, certains pourtant sûrs d'eux sentiront que l'atmosphère n'est peut-être pas propice à la découverte, qu'à la moindre goutte de peinture sur la nappe, la colère va s'inviter, qu'à la finalité tant attendue, un regard furtif de l'accompagnateur ne rendra pas la pareille à cette petite victoire que l'enfant vit en lui. Après tout, pourquoi mettre la barre trop haute? Si notre humeur ne s'y prête pas, acceptons le, naturellement, et visons quelque chose de plus adapté, en remettant l'expérience passionnante à demain, quand il y aura plus de soleil, ou un élément moteur de plus pour l'enfant pour prendre plaisir sereinement. Il veut absolument? Et bien soit! Rien de mieux que de jouer la transparence, en m'expliquant à l'enfant l'atmosphère ou l'état d'âme actuelle et que dans ce cas là, s'il veut quand même faire son activité, il doit savoir que cela se passera ainsi. C'est peut-être l'occasion qu'il découvre à quel point son autonomie grandit chaque jour un peu plus!! ;)

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Published by Amélie
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